Espaces entre nous

    Saturday, September 22, 2012 to Sunday, September 23, 2012

    Opening
    • Saturday, September 22, 2012
    Durée de la performance : de 19 h à minuit Commissaire: Laura Margita Artistes: Julie Fiala et Hélène Lefebvre Texte critique : Laura Margita Hélène et Julie disent qu’elles se sentent à la fois à l’aise et exilées lorsqu’elles sont à Ottawa et à Québec. Avec cette performance, elles posent une question : « L’eau, espace de fluidité et de transition, peut-elle nous aider à aborder l’influence du lieu géographique, de la langue et de la culture sur une (notre) identité poreuse? » Cette question paraît irrésistible parce qu’elle est universelle. Dans notre chez-soi, nous sommes en même temps à l’aise et perdu comme s’il nous manquait quelque chose. Qu’est-ce que ça représente d’être à la fois eau (corps) et pensée (esprit)? Nos corps sont faits d’eau à 98 %, un état qui nous rattache à l’atmosphère même si nous sommes soumis aux lois de la pesanteur. Ce fossé crée-t-il un équilibre interne ou dicte-t-il au contraire le combat de toute une vie? Pour explorer le thème de la lutte contre le déplacement, Hélène et Julie ont choisi l’eau. Lorsque nous comprenons le déplacement de l’eau, nous sommes en mesure de voyager en toute sécurité à sa surface, tout comme nous pouvons voyager de manière sécuritaire dans de nouveaux territoires et dans des lieux bien connus grâce à la langue et la culture. Pour Hélène et Julie, le pont représente la culture, et la rivière, la nature. La rivière est à la fois vulnérable et puissante. C’est pourquoi la rivière qui coule à vive allure entre l’Ontario et le Québec leur a semblé si bien servir leur quête. Sur la rivière des Outaouais, des digues ont été bâties. Son eau a été polluée pour satisfaire aux besoins de l’industrie. Pourtant, la rivière demeure une force dangereuse et une source de joie et d’aisance pendant les jours de canicule. Il nous faudra apprendre, changer et grandir en suivant le flux et le reflux de la vie qui nous entoure. Sinon, nous coulerons ou resterons pris au piège d’un bassin d’eau stagnante qui ne peut plus nourrir la vie. Hélène et Julie utilisent les termes poreux ou perméable pour comparer l’eau à l’identité. L’identité est une base de comparaison, mais peut-on la changer? Les artistes le suggèrent. Avec une performance qui explore les tensions, les contradictions et les complexités inhérentes à l’identité culturelle, elles mettent en valeur ce qui est susceptible de changer et elles créent un pont entre l’Ontario et le Québec. L’idée sous-entendue de cette performance, c’est que la vie est belle. Hélène et Julie tiennent à nous rassurer : la vie peut être belle même quand des identités séparées sont au cœur de la lutte. Laura Margita, 2012
    Notes en fin de texte : En partenariat avec Nuit Blanche Ottawa, 2012 http://nuitblancheottawa.ca/?ha_exhibit=gallery-101 Pour voir une vidéo de cette performance, allez sur : http://www.youtube.com/watch?v=VQ8yCs3rNko