Représentations étranges

    Friday, August 30, 2013 to Saturday, October 12, 2013

    Opening
    • Friday, August 30, 2013 to Saturday, August 31, 2013
    En partenariat avec le Musée des beaux-arts du Canada, qui présente l’exposition Sakahàn. Art indigène international la Galerie 101 propose :   

    Représentations étranges

    30 août au 12 octobre 2013 Vernissage et performance : 19 h à 21 h, le vendredi 30 août 2013 Table ronde : 11 h à 17 h, le samedi 31 août Une exposition collective, une performance et une table ronde, organisées par Ulysses Castellanos   Artistes :
    • Emelie Chhangur
    • soJin Chun
    • Terrance Houle
    • Maria Legault
    • Jorge Lozano
    • Ken Ogawa
    • Theo Pelmus
    L’exposition Strange Representations (Représentations étranges) pose un regard sur la présentation et la manipulation de l’identité et du récit, un regard qui va au-delà du point de vue unique des paradigmes de la politique identitaire. L’exposition aborde l’idée de l’érosion du rapport entre l’identité culturelle et le récit au contact des pratiques d’échantillonnage et d’appropriation présentes dans notre culture. L’érosion de ce rapport aboutit inévitablement à l’abandon du concept d’une expérience culturelle et historique unique et monolithique.   L’argument pour une croyance continue dans une politique identitaire repose sur les discriminations de toutes sortes et le racisme qui sont encore largement répandus dans notre société. Ainsi, c’est une conclusion fallacieuse que d’affirmer que la politique identitaire n’a plus sa raison d’être. Toutefois, un nouveau modèle peut être envisagé, un modèle qui reconnaîtrait que la discrimination n’est pas une aberration morale, mais une réaction naturelle qui peut être modifiée ou sublimée afin de s’ajuster à une culture mondiale en constante évolution. Ainsi, nous pourrions présenter une esthétique de la représentation qui déterminerait que les différences culturelles et raciales ne jouent qu’un rôle modeste dans la discrimination et que celle-ci doit surtout son existence à une chaîne de neurones primitifs qui se trouvent dans la partie instinctive de notre cerveau. Du même coup, cette esthétique apporterait une représentation plus complexe de « l’identité » par le biais de la performance, de l’échantillonnage, de l’image et de l’édition.   Avec leurs œuvres, les artistes en vedette dans l’exposition Strange Representations (Représentations étranges) remettent en question des notions d’identité bien ancrées; ils réclament plus de complexité pour raconter la condition humaine contemporaine dont l’interprétation a été abêtie et alourdie par des modes réducteurs de représentation. La réponse aux moyens de contrôle de plus en plus complexes et subtils mis de l’avant par l’entité politique doit devenir plus sophistiquée. Les artistes de l’exposition, qui sont de nationalités différentes et issus de divers horizons sociaux et culturels, proposent une relecture de la manière traditionnelle de percevoir l’identité tout en insistant sur la nécessité de cet aspect important de la vie contemporaine.

    Examinez et échangez : Étrangeté et représentation Table ronde : 11 h – 17 h, samedi 31 août

      Plusieurs artistes et commissaires ont travaillé collectivement tout en se polarisant sur les points de vue de la politique identitaire qui a atteint son paroxysme au début des années 90. (Le texte de Daniel Jay Martinez, « I CAN’T IMAGINE EVER WANTING TO BE WHITE » [Impossible d’imaginer que j’aurais voulu être blanc] imprimé sur les macarons de la Whitney Biennial de 1993, la cage conçue par Coco Fusco et Guillermo Gomez Peña pour la même biennale, la musique de Public Enemy, Consolidated et The Disposable Heroes of Hiphopricy, la pratique de conservation d’Hilton Kramer, les installations de Pepon Osorio, les œuvres de Guerrilla Girls, « Do The Right Thing » de Spike Lee)   http://nymag.com/arts/art/features/jerry-saltz-1993-art/   Aujourd’hui, grâce aux œuvres innovatrices créées au bon moment par des artistes qui se sont révélés à la biennale de Whitney en 1993, nous pouvons imaginer notre travail en nous basant sur une réflexion plus autonome. Nous pouvons réaliser des représentations plus complexes de l’identité qui tiennent compte de points de vue différents et qui se fondent dans des pratiques « problématiques » (les peintures de Michael Ray Charles, les photographies de Cindy Sherman, le soi-disant néo-psychédélisme d’Assume Vivid Astro Focus, les vidéos, sculptures et installations d’Allora et Calzadilla, Ai Wei Wei, Gabriel Orozco, Hanna Wilke, Ryan Trecartin, Kalup Linzy, les peintures de John Currin et Elizabeth Peyton, les films de Matthew Barney, l’art « dégoûtant » de Paul McCarthy, Mike Kelley et The Voluptous Horror of Karen Black, les films de Nick Zedd et Richard Kern)    http://en.wikipedia.org/wiki/Reflexivity_(social_theory)   Entre la position polarisée ou la réflexion autonome sur la politique identitaire, laquelle convient le mieux à votre pratique ou à l’institution que vous représentez? Êtes-vous un exemple de l’une ou l’autre ou optez-vous pour une combinaison des deux?   Animateurs :
    • Chikonzero (Chiko) Chazunguza
    • SoJin Chun
    • Terrance Houle
    • Maureen (Miki) Korp
    • Christine Lalonde
    • Maria Legault
    • Mélodie McKiver
    • Ken Ogawa
    • /
    • Clara Venice
    • Jessie Short
    • Irene Snarby
    • Jeff Thomas
     Modérateurs : Ulysses Castellanos et Laura Margita 
 Sujets de discussion : Avez-vous déjà eu le sentiment que votre pratique ou que votre travail culturel a été rejeté ou ghettoïsé par une culture canadienne dominante dans le milieu des arts visuels?   Les questions de métissage vous concernent-elles? (Le système de carte de statut d’Indien au Canada et les politiques de proportion de sang autochtone aux États-Unis en sont deux exemples.)   Pourquoi dit-on qu’il est économiquement avantageux de programmer des artistes indigènes?   Est-il désormais possible pour des artistes ou des travailleurs culturels non autochtones d’explorer ou de travailler des sujets « indigènes »?   Comment pouvons-nous faire un travail de conservation à l’intérieur du mandat principal de nos espaces institutionnels?   Est-ce qu’un artiste autochtone doit toujours être un activiste?   L’activisme repose-t-il toujours sur un point de vue unique et, si oui, comment l’art engagé en est-il affecté?   Le féminisme a-t-il encore un sens? Les préjugés sexistes existent-ils encore?