Thursday, October 19, 2006 to Saturday, November 18, 2006

    Opening
    • Thursday, October 19, 2006
    L’artiste métis David Hannan travaille avec des formes de sculptures de taxidermie pour explorer des aspects d’union, d’adaptation et de métamorphose. En fusionnant des animaux dans des sculptures, les œuvres hybrides de taxidermie présentent tension et beauté. Plusieurs des thèmes de l’art de Hannan sont dérivés de son patrimoine autochtone, particulièrement en ce qui a trait à son engagement envers l’histoire et les notions de territoire. Les œuvres de Hannan utilisent les formes de taxidermie pour créer des sculptures transformationnelles qui évoquent des réactions émotionnelles de peur, d’affection et d’agressivité. Traditionnellement, les formes de taxidermie ont été utilisées comme bases pour trophées de chasse : la peau d’un animal est tirée sur la forme à être conservée. Toutefois, dans son travail, au lieu d’utiliser des peaux animales, Hannan se sert de ruban masque pour envelopper et créer des espèces transformées. Pour Galerie 101, Hannan crée une installation de sculptures chevreuil et coyote grandeur nature, qui sont suspendues comme un manège entortillé. Des références à la peau / corps, vaisseau / contenu entrent aussi en ligne de compte, puisque la lumière s’infiltre à travers le ruban transparent, créant une lueur qui transperce les sculptures et magnifie la simplicité de leur apparence matérielle. De plusieurs façons, cette installation traite de la mort et de la transcendance puisque les formes sont suspendues comme des récipients vides ayant jadis abrité des êtres vivants. Conjointement avec les œuvres installées au rez-de-chaussée de la galerie, un projet satellite accompagnant l’exposition consistera en une série de moulages de formes de coyotes placées dans les endroits d’une maison. Des photographies des coyotes dans plusieurs maisons de la région d’Ottawa seront disponibles à la galerie, et présentées comme des semblants de photos de famille des participants avec leur animal invité. Cette convivialité avec la forme de l’animal vise à remettre en question les relations entre êtres humains et animaux. "L’esprit du coyote est si puissant que l’être humain ne peut pas comprendre ce qu’il est, ou qu’il peut faire pour l’humanité dans l’avenir."1 Jessie Lacayo, Commissaire Marie-Thé Morin, Traductrice
    1. Tisdall, Joseph Beuys, Coyote, p. 26.