Thursday, September 9, 2004 to Saturday, November 6, 2004

    Opening
    • Thursday, October 14, 2004
    PARTIE 1: Daryoush Asgar (Austria), Isabelle Lévénez (France) et Monika Oechsler (UK); Rhonda Corvese, Commissaire (Canada) PARTIE 2: Valerie Mannaerts (Belgium), Harold Offeh (UK), Jennifer Reeder (USA), Lisa Steele et Kim Tomczak (Canada); Rhonda Corvese, Commissaire (Canada) Entre-Deux est une représentation de ce qui est formé et de l’intangible. Une plongée dans une zone de transition où les frontières ne sont pas définies et où l’existence évolue sans cesse. Entre-Deux est un passage changeant où se mêlent révélations et dissimulations. On y dépeint une manière d’être viscérale, où les perceptions sont éphémères et incertaines. Entre-Deux est une suspension de l’existence. Un déplacement personnel et social qui cherche à concilier autonomie et engagement. Entre-Deux est une exploration d’une définition du soi et de la constitution de l’identité. On y révèle la séparation du soi qui cherche à englober l’ensemble de la conscience intérieure et extérieure. Entre-Deux est une manifestation de la subjectivité qui révèle des permutations indiscernables de l’un avec l’autre. Il évoque une identité relationnelle, où le temps et le l’espace sont fluides et intenables. Les peintures de Daryoush Asgar (2001) sont des représentations visuelles de la suspension et du déplacement, incarnant l’indétermination et saisissant l’essence de la transition. Les deux peintures à grande échelle sont des représentations personnelles de la jeunesse masculine et féminine. Les personnages d’Asgar sont collés sur le plan pictorial dans un petit espace, créant de manière poignante un équilibre entre présence physique et désengagement. Les personnages sont rendus par des coups de pinceaux fluides de couleurs saturées qui s’infiltrent dans l’arrière-plan et font fondre efficacement la forme physique. Les peintures d’Asgar sont des portraits changeants qui planent silencieusement entre deux manières d’être. Les pièces d’Isabelle Lévénez existent entre ambiguïté et certitude. Au travers de situations intimes qui évoquent le subliminal, Lévénez se penche sur des perceptions de soi et de l’autre. La puissante imagerie de Lévénez explore les disparités mutables entre le physique et le psychologique en relation avec la perception et le temps. Dans la série sur papier intitulée Mes neuf ans veulent te parler (2001), Lévénez évoque des remémorations d’adulte de souvenirs d’enfance, interrogeant les perceptions d’événements qui définissent le soi. Les dessins à l’encre rouge accompagnés de texte sont des représentations de jeux d’enfants qui font réfléchir et qui apparaissent à mi-chemin entre innocence et conscience. Les dessins transmettent une fluidité de conscience et de mémoire subjective. Mes neuf ans veulent te parler aborde une manière d’être viscérale qui se situe aux frontières indéfinies, entre ce qui est caché et ce qui est révélé. La vidéo de Monica Oechsler, High Achievers (1998) est une confrontation dérangeante entre adolescentes, représentative de la disjonction et de l’incertitude qui apparaissent à ce stade de l’existence. Une interprétation troublante des anxiétés et peurs, qui se penche sur la dynamique extérieure apportée par le passage de l’enfance à l’âge adulte. High Achievers est construit comme une version contemporaine des sessions de thérapie de groupe EST psychanalytiques des années 1980, dans lesquelles une personne, qui se porte volontaire, se retrouve seule face à un groupe dans le but de mieux se connaître et de fouiller le soi. Dans la version de Oechsler, les filles sont prises dans un jeu qu’elles ont elles-mêmes choisi, pour lequel elles ont arrêté le format et les mots, et qui se conclue en attaques impitoyables d’accusations et de jugements. En apparence, la rencontre semble rappeler les échanges entre adultes, et une représentation affligeante de la vulnérabilité et de l’influence. Dans leur lutte pour affirmer leur identité personnelle et sociale, les filles de High Achievers de Oechsler incarnent l’étape transitoire de l’adolescence et expriment l’entre-deux qu’est l’état du changement. Valerie Mannaerts aborde son travail en séparant un objet de son encadrement d’origine et en le plaçant dans un autre contexte, pour ainsi transformer subtilement les significations conventionnelles et multiplier les possibilités de représentation. Cette liberté dans la composition de l’œuvre permet à Mannaerts de considérer différentes associations et interprétations, et ouvre la voie à l’émergence naturelle de ce qui est imprévu et expérimental. Les différences entre le soi et l’autre se fondent l’une dans l’autre et s’unissent pour former une pluralité d’états qui s’expriment de manière organique et qui sont libres dans leur forme. La série exposée de huit œuvres sans titre sur papier (2004) combine dessin, photographie, objets et collage. Les œuvres sont suspendues par des fils, prenant leur place dans l’espace par des positions mutables entre image et objet. Ces composites images-objets font fonction de nouveaux moyens d’expression dans lesquels le point de vue devient la dimension définie. Suspendues entre la subjectivité et l’objectivité, les œuvres de Mannaerts sont à la fois accessibles et détachées, matérialisant ce que l’on ne peut retenir et ce qui est marginal. Dans son travail, Harold Offeh explore la dichotomie écran/spectateur, reflétant et révélant vérités et perceptions. La vidéo d’Offeh, In Camera (2001), basée sur la pièce Huis Clos de Sartre, brosse le portrait de la quête d’affirmation de soi à travers les autres, comme un besoin de témoins de l’existence du soi. In Camera aborde les liens entre le soi et l’autre. Il s’agit d’une recherche essentielle de définition de soi, reflétée par le dialogue révélateur entre les deux poupées, Inez et Estelle. In Camera est une expression de conscience, un regard étrangement hypnotique sur l’identité. In Camera d’Offeh se situe entre ce qui est formé et ce qui ne l’est pas, dans un état indéfini où les frontières sont indistinctes et les relations sont éphémères. L’installation vidéo miniature de Jennifer Reeder, A Double Image Both in Focus Simultaneously (Part II) (2001), est une ballade sublime de l’adolescence. Un montage de perceptions de plusieurs rapports et sentiments à travers les âges. L’installation est constituée d’un écran de contrôle placé au sol, entouré d’un environnement à petite échelle du parc de stationnement et de la zone verte d’une école secondaire. Le récit de la vidéo, qui se dévoile lentement, rapporte les actions d’un adolescent qui marche dans un corridor de l’école pour se rendre à son casier. Ses mouvements incarnent l’isolation et le détachement, entre le matériel et l’aérien. Le portrait que brosse Reeder de l’adolescence est une méditation sur la séparation de l’être, représentant à la fois le soi extérieur et le soi intérieur. L’installation audio de Lisa Steele et Kim Tomczak, Bump in the Night (2000), est un choc intime et troublant de peurs et d’angoisses exprimées par des étudiants d’écoles secondaires âgés de 17 à 19 ans. Bump in the Night a d’abord été installée dans un casier à la Central Technical High School à Toronto; les artistes ont demandé à deux étudiants d’interviewer leurs camarades de classe pour recueillir leurs peurs, couleur préférée et une histoire drôle. Un programme de traitement de la voix établi sur ordinateur préserve l’identité des élèves par l’utilisation de voix anonymes. Placé à l’intérieur d’une rangée de casiers d’école secondaire, l’audio provoque une rencontre viscérale avec des voix désincarnées. Les commentaires des élèves révèlent de troublantes inquiétudes et incertitudes face à leur propre identité, trahissant des tempéraments fragiles entre le passé et le futur. Rhonda Corvese, commissaire La Galerie 101 tient à souligner l’appui du Conseil des Arts du Canada, du Conseil des Arts de l’Ontario, de la ville d’Ottawa, de ses mécènes, de ses membres et ses bénévoles. Monika Oeschler veut souligner l’appui du Conseil des Arts de la Grande-Bretagne. Valerie Mannaerts veut souligner l’appui de la Communauté flamande de Belgique. Harold Offeh veut souligner l’appui du Conseil des Art de l’Angleterre. Jennifer Reeder veut souligner l’appui de la Galerie Julia Friedman de New York. La Galerie 101 veut également souligner l’appui des organismes suivants pour la production de cette exposition : Forum Culturel Autrichien, Ambassade d’Autriche www.austro.org Ambassade de Belgique http://www.diplomatie.be/ottawa/ British Council www.britishcouncil.org Ambassade de France au Canada culturel.org L’Alliance Française au Canada www.af.ca/ottawa/